S.O.S

Avant d’être l’acronyme SOS, l’interprétation en code Morse du signal de détresse, les lettres CQ, puis CQD, come quick, distress (venez vite détresse), avaient été choisies. Elles étaient utilisées pour envoyer un message d’alerte dans le milieu naval. En 1908, SOS, plus simple à transmettre, devient le code universel pour tout appel à l’aide. Par radio, par signaux lumineux, dessiné sur le sol, ce sigle est universellement compris.

Avez-vous déjà lancé un S.O.S ?

En ce qui me concerne, pas au sens littéral. Si j’ai appris à communiquer en morse dans le cadre d’un jeu de piste, je n’ai jamais été dans une situation critique, dont le seul recours à l’aide soit d’envoyer un SOS.

Dans le sens large, il m’est arrivé plus d’une fois d’appeler au secours lorsque je traversais une situation difficile ou que je n’allais pas bien. Mais j’ai eu l’impression que mon SOS n’était pas toujours bien compris. Soit personne ne réagissait, soit le soutien apporté ne correspondait pas à mon besoin. Il faut dire que, parfois, ma fierté m’empêchait d’exposer mon problème !

Dans la Bible, Paul nous encourage dans plusieurs textes à prendre soin les uns des autres, en veillant sur les plus faibles et porter les fardeaux les uns des autres.

1 Cor.12:25 (…que les membres aient également soin les uns des autres) et Gal 6:2 (Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ).

Dans ce contexte, les chrétiens, «vous et moi», sommes appelés, d’une part, à prendre soin de nos frères et sœurs et, d’autre part, à oser exposer nos besoins. L’église devrait être ce lieu privilégié où chacun reçoit une écoute et un soutien attentionné, et se sent suffisamment en confiance pour oser ouvrir son cœur lorsqu’il passe par un temps difficile. Il ne devrait y avoir ni gêne, ni jugement.

Pour certaines personnes, lancer un SOS lorsqu’elles traversent une épreuve ou font face à des difficultés émotionnelles, familiales, physiques… n’est pas un acte facile. S’ouvrir aux autres, accepter de montrer ses faiblesses ou révéler ses failles, demandent humilité et courage.

Il y a plus de 2000 ans, Jésus est venu répondre à notre S.O.S. Puisque SOS peut aussi signifier Save Our Souls (sauvez nos âmes), car Il est le Sauveur parfait dont nous avons besoin. Il nous a montré la voie à suivre pour que nous puissions, à notre tour, apporter avec compassion et foi un soutien à ceux qui souffrent.

Soyons sensibles, apprenons à reconnaître le plus faible signal de SOS et osons émettre le nôtre lorsque c’est nécessaire.

Avec affection, votre serviteur Nicolas