Peut-on louer Dieu en toute circonstance ?

Je bénirai l’Eternel en tout temps sa louange sera toujours dans ma bouche Ps 34.2

Cette déclaration vient de David, obligé de se cacher et cherchant à échapper à la furie de Saül, roi d’Israël. Il est dans une situation difficile et humiliante puisqu’il se réfugie chez les Philistins, ennemis d’Israël.

C’est dans ces circonstances qu’il est conduit par le Saint-Esprit à écrire ce Psaume merveilleux. Loin de sombrer dans la défaite et la tristesse, David réagit d’une manière juste. À tel point que ce texte inspire encore, des générations après lui, des personnes comme vous et moi, surprises par de pénibles revers de vie.

Remarquez d’abord qu’il ne se centre ni sur les circonstances extérieures, ni sur ses problèmes, mais sur les bienfaits de Dieu. Sa foi en Dieu a pris l’habitude de ne pas laisser les événements de la vie dominer sur ses états d’âmes, ni sur ses choix. Il choisit donc de faire confiance en son Seigneur, et c’est le début de sa louange.

Bien sûr, il ne vit pas dans le déni. Une réalité rude et même brutale est devant lui : David est humilié, blessé, en position de défaite et, à ce moment, il saisit sa plume pour écrire un poème de foi et de louange tellement positif, d’une assurance solidement ancrée, dont les accents de victoire élèvent notre âme par-dessus tout ce qui peut se passer autour de nous !

Louer Dieu en toute circonstance peut sembler difficile et illogique si nos yeux se posent sur ce qui provoque notre tristesse et notre souffrance. N’est-ce pas plutôt le temps de se lamenter, de se plaindre ? Certes. Le livre des Lamentations a sa place dans la Bible, mais il ne contient que 5 chapitres ! Par contre, l’encouragement à la louange se trouve dans toute sa Parole. Le savoir est bien mais le vivre peut sembler chose difficile.

Pour louer le Seigneur de tout notre cœur, nos yeux doivent se tourner vers Dieu, sur qui il EST et sur ce qu’il déclare et promet dans sa Parole, donc sur ce qui est invisible aux regards de la chair. Alors, la louange débute, l’inspiration prend le relais et quelque chose se passe : le calme revient, la joie surpasse les mauvaises nouvelles, la foi sait que Dieu contrôle TOUT. Essayez… vous verrez le résultat !

C’est exactement ce que David transmet dans le Psaume 34. Il adore Dieu pour qui il est. De manière authentique et profonde, il vit la louange car l’Esprit de Dieu qui l’habite l’inspire.

Ceci est possible quand on appartient totalement au Seigneur, je dis bien totalement, car la louange est un des signes distinctifs de la nouvelle naissance et une conséquence normale de la vie que Jésus communique par le Saint-Esprit.

Se laisser remplir de l’Esprit confère à la louange une dimension de puissance. Le parler en langues, expression surnaturelle des soupirs de l’Esprit au travers de nous, permet de louer le Seigneur et faire l’expérience de ses actions les plus diverses : restauration, libération, apaisement, victoire, etc.

Revenons à David. Dans la progression de son adoration, l’émerveillement devant le Dieu infini, insondable, omniscient, omniprésent, tout-puissant le saisit. Dans nos temps sombres, la porte de l’émerveillement sur la nature de Dieu reste grande ouverte. Si nous basons notre louange sur la nature de Dieu et ses attributs, et non seulement sur ce qu’il fait, nous traverserons les temps difficiles avec son aide et son secours.

La louange est un choix et ce choix me revient. Quand je n’ai pas le moral, quand les exaucements tardent et que les questions subsistent, quand je ne ressens plus sa présence, quand je ne comprends pas, quand tout va dans le sens contraire de ce que j’espérais, quand l’épreuve se prolonge, ou quand la souffrance s’invite, je choisis et je veux louer Dieu.

Ces expériences de la louange se retrouvent un peu partout dans la Parole de Dieu.

Laissons la parole au prophète Habacuc, inspiré par la même dynamique au chapitre 3.17-19

Le figuier ne fleurira pas, La vigne ne produira rien, Le fruit de l’olivier manquera, Les champs ne donneront pas de nourriture ; Les brebis disparaîtront du pâturage, Et il n’y aura plus de bœufs dans les étables. Toutefois, je veux me réjouir en l’Eternel, Je veux me réjouir dans le Dieu de mon salut. L’Eternel, le Seigneur, est ma force ; Il rend mes pieds semblables à ceux des biches, Et il me fait marcher sur mes lieux élevés. Au chef des chantres. Avec instruments à cordes.

Terminer par un chant mélodieux est la meilleure thérapie pour l’âme touchée par la douleur.

OUI, avec son aide, par SA vie en moi, en vous, je peux et vous pouvez louer Dieu en toute circonstance.

Faites-en l’expérience dès ce jour !